Marckolsheim accueille depuis longtemps, dans la casemate 35/3 de la Ligne Maginot, un Musée Mémorial de la Ligne Maginot, qui rappelle les combats de juin 1940 et la lutte héroïque des équipages français du 42e RIF. La richesse du passé de la ville depuis les origines mériterait néanmoins qu’un musée local lui soit un jour consacré. En attendant, Internet permet de créer un véritable « musée virtuel » dans lequel des objets et documents relatifs à l’histoire locale de la cité peuvent être présentés.

Sur ces pages, vous trouverez ainsi les images commentées de ces reliques du passé, pour certaines faisant partie du fonds propre de MLM, résultat de dons et legs, pour d’autres appartenant à nos membres et conservées chez eux. Si vous aussi vous possédez de tels objets et documents relatifs à l’histoire humaine, agricole, industrielle ou militaire de Marckolsheim, nous nous ferons un plaisir de les ajouter à la présente collection. Merci de nous contacter pour que nous mettions en ligne ici une ou plusieurs photographies ainsi qu’un court texte explicatif.

En savoir plus sur le Musée Mémorial de la Ligne Maginot : sites Le Grand Ried ou Musées d'Alsace

  • Le canal du Rhône au Rhin

    panneau canalL’idée de joindre le Doubs au Rhin remonte aux Romains, mais elle ne se concrétisa qu’au 19e siècle.

    Commencé dans le Doubs en 1784, le canal du Rhône au Rhin fut mis en service sur toute sa longueur en 1833. Ce canal ayant vocation économique importante représentait la liaison commerciale entre la Méditerranée et le bassin de la Mer du Nord par le Rhin. Il traverse le finage de Marckolsheim sur une longueur d’environ 6 km. En service jusqu’en 1964, cette voie fluviale a été d’une grande importance économique pour la ville.

    Nombre de marchandises ont transité par le port, et l’alimentation en charbon de notre usine thermique a été assurée pendant toute la durée de son activité, de plus l’eau du canal assurait le système de réfrigération de la centrale.

    (Source : bulletin MLM N°1)

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  • L'église avant 1940

    L’église construite en 1836 comportait, sous l’abside, des fresques représentant « Le sermon de la montagne » réalisées par les sœurs Sorg, artistes venus de Paris.

    L’image de Saint Georges qui se trouvait au dessus d’un autel latéral était le don de l’empereur Napoléon III, d’après l’inscription qui se trouvait au bas de ce petit chef d’œuvre exécuté par Melle de Montfort, artiste peintre, également de Paris.

    Cette église imposante et spacieuse est devenue la proie des flammes, sous les bombardements aériens et tirs de l’artillerie allemande, lors de combats de juin 1940, alors que la population se trouvait évacuée en Dordogne. Dressant vers le ciel l’ossature de ses quatre murs, mais basée sur des fondations solides, elle aurait pu être sauvée de la ruine. Toutefois, incorporés dans un plan d’urbanisme élaboré par l’autorité occupante qui prévoyait leur démolition, les vestiges de cette église devaient disparaître à jamais. C’est par de fortes charges d’explosif que l’église fut rasée complètement le 29 avril 1941, jour mémorable et plein de deuil pour notre paroisse

    (Source : Marckolsheim, un siècle d’histoire)

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  • Quelques vues de Marckolsheim avant 1940

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  • La période 1939 - 1945

    En raison de sa proximité de l’Allemagne et de la ligne Maginot, les habitants de la ville de Marckolsheim furent évacués en 1939 en Dordogne. Réfugiés au Bugue, ils y restèrent jusqu’en octobre 1940. A leur retour, ils découvrirent une ville détruite à 80%, ainsi qu’une cité de baraquements, construite par les Allemands, appelée « Siedlung ». Cette cité provisoire était destinée à accueillir tous ceux et celles dont les demeures étaient inhabitables. Les baraques étaient meublées et équipées, d'une part conçues pour loger les réfugiés, et d’autre part pour héberger la mairie, les commerces et les écoles.

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  • Les gares de Marckolsheim

    gerEn 1885 fut inaugurée une ligne Marckolsheim-Strasbourg sur laquelle circulaient des trains vapeur. Cette ligne fut électrifiée en 1925. Elle était destinée à alimenter les sucreries d’Erstein en betteraves à sucre. En plus, elle évacuait les grains d’orge, de blé et de houblons que l’on cultivait dans la région de Marckolsheim.

    Le 1er octobre 1955 sonne le glas de la ligne, les tramways sont supplantés par des autocars et la campagne betteravière de 1956 sera la dernière sur rails.

     La ligne de Colmar à Marckolsheim, établie en deux tronçons successifs (Colmar-Horbourg et Horbourg-Marckolsheim) de 1884 à 1890, appartenait à l’empire allemand qui l’a cédée à la France en vertu de l’article 67 du traité de Versailles.

    Sa longueur totale était de 22Km57 jusqu’à son raccord, au centre de Marckolsheim, avec la voie métrique de la société Strasbourgeoise de Tramways (CTS) qui desservait un certain nombre de localités de la rive gauche du Rhin entre Marckolsheim et Strasbourg. La ligne de Colmar à Marckolsheim passait sur l’accotement nord de la route nationale N° 415. A la sortie de Muntzenheim, elle est légèrement déviée pour franchir le canal du Rhône au Rhin, d’où elle se prolonge jusqu’au centre de l’agglomération pour se raccorder à la voie de la société Strasbourgeoise de tramways.

    Depuis 1934, les trains de voyageurs avaient été remplacés par des services d’autobus (SALTA) et en 1938, la ligne n’assurait plus que le trafic de marchandises, à raison de 3 mouvements hebdomadaires d’aller et retour. Le trafic annuel était de 7200 tonnes environ. En raison de l’importance relativement faible du trafic d’avant guerre et de la gêne que la présence de la voie et la circulation des convois occasionnaient à la circulation routière, la SNCF propose de renoncer à l’exploitation de cette ligne et demande que son déclassement soit prononcé. La ligne Horbourg Marckolsheim a été fermée en 1946.

    La gare de la Société des Tractions de l’Est située sur le Canal du Rhône au Rhin, entre l’écluse 66 et le port, adossée au Restaurant « A l’Ancre d’Or », a été en service jusqu’au déclassement du tronçon Friesenheim-Artzenheim en 1964. Cette gare accueillait les lorries en transit et permettait leur réparation et maintenance.

    (Source : Fernand Fahrner et « Marckolsheim Un siècle d’Histoire »)

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